Ombeline, élève de Clonlara dans le programme francophone, partage son parcours dans les sports de combat, débuté dès l’âge de huit ans. De la boxe française au full-contact, elle revient sur une trajectoire marquée par la confiance en soi, les défis, les remises en question et de nouvelles opportunités qui ont profondément transformé sa pratique et sa vision du sport.
Je m’appelle Ombeline, j’ai 15 ans et mon parcours dans les sports de combat a commencé à l’âge de huit ans avec la boxe française. À mes débuts, j’étais une enfant timide et discrète. La boxe m’a peu à peu donné confiance en moi et m’a permis de sortir de ma réserve. Très vite, j’ai ressenti l’envie de me dépasser et de me lancer en compétition pour progresser et viser le meilleur niveau.
Cette période a été l’une des plus marquantes de mon parcours : j’ai évolué dans un environnement dur où je me suis parfois sentie mise de côté, surtout lorsque les blessures se sont enchaînées et que j’ai été éloignée de la compétition. Sur le moment, ça a été une vraie épreuve, avec des doutes et beaucoup de remises en question. J’ai donc arrêté la savate de manière brutale, sans même vraiment comprendre ce qui s’était passé.

J’ai alors traversé une période de vide et de déprime pendant près de deux mois. Mais la vie est pleine de surprises et parfois assez ironique. J’ai toujours dit que je ne mettrais jamais les pieds dans ce genre de club : on y pratique le MMA et la boxe, un univers à mille lieues de celui que je connaissais. Pourtant, c’était celui de ma petite soeur, l’une des rares filles de son club. Son coach m’a proposé d’essayer. Et parce que je n’avais plus rien à perdre et pas vraiment de plan B, j’ai choisi de remettre mes gants. Sans le savoir, je venais de faire le premier pas vers une aventure totalement inattendue.
Je suis donc passée d’un club de savate dirigé par une femme stricte et autoritaire à un club 100 % masculin, composé de combattants qui pratiquent ce sport par pur plaisir. Au début, les garçons ne savaient pas trop quoi faire de moi et de mes 1,50 m. Mais mon nouveau coach, un véritable géant très impressionnant, n’a pas tardé à remarquer ma technique et mes six ans d’entraînement. Il m’a envoyée en compétition de full-contact sans que je connaisse vraiment les règles : c’était ma chance.

J’en suis désormais à ma deuxième compétition dans cette discipline très différente : j’ai accédé deux fois à la troisième place à un niveau international. En quittant la savate, je croyais avoir tout perdu, mais j’ai gagné une armée de grands frères, retrouvé la passion pour ce sport et j’envisage très sérieusement de changer la couleur de ma médaille à l’avenir.
Clonlara m’a toujours permis d’avoir l’espace nécessaire pour travailler et construire mon emploi du temps autour de cette passion, et je suis très reconnaissante pour l’accompagnement et le soutien de mon mentor et ma conseillière.
Le parcours d’Ombeline montre comment une passion peut se transformer, se réinventer et devenir une véritable force. Chaque élève a une histoire unique à raconter : n’hésitez pas à partager la vôtre.